Desire.m0i.un.mouton

La tête dans la laine.

Lundi 8 octobre 2018 à 22:59

 Je me demande si je pourrais écrire des trucs positifs un jour, ici.

J'ai passé ma journée à broyer du noir. Des larmes pendant des heures. Je suis épuisée...
Ca a commencé hier, quand je me suis rappelée d'un "détail" de mon week-end. Je suis sortie vendredi soir dans un bar avec un pote et mon copain. On partait du principe que l'on ne trainerait pas, parce qu'on travaillait tous les deux samedi matin. Sauf que mon mec n'a aucune volonté. Rien à foutre qu'il ait dit à son boss qu'il viendrait, il préfère mettre de côté ses engagements et kiffer sa soirée comme il l'entend. On rencontre des gens, on discute, la soirée est cool mais de mon côté, je sais que je ne resterai pas. Parce quand je dis que je viens travailler, j'y vais (surtout vu le besoin désespéré d'argent que j'ai). Je n'ai pas du tout envie de rentrer seule, les gens chelous ça court les rues. Deux copains finissent par me proposer de me raccompagner, de toute façon le bar ne va pas tarder à fermer. Il est 2h. J'abandonne notre pote et mon copain, après s'être embrouillés parce que selon moi, c'est vraiment un comportement de merde de ne pas aller travailler juste parce qu'on veut faire la fête. Forcément, il en a rien à battre, c'est pas la thune qui manque. Et puis, vu qu'il bosse dans une grosse boîte, les retards et absences sont habituels, c'est pas une absence qui va le faire virer.

Bref, je les ai abandonnés, rentrant tranquillement chez mon copain, chez qui j'avais laissé toutes mes affaires pour le lendemain. Après m'être endormie à 2h30, je me réveille en panique à 6h du matin. Sans vraiment savoir pourquoi. Un cauchemar peut-être ? Un mauvais pressentiment ? Je suis seule dans l'appart. Il n'est pas encore rentrée. Je me recouche, essayant désespérément de me rendormir tout en étant un peu inquiète. Je mets une demi-heure à me rendormir... Pour me re-réveiller 30 minutes plus tard parce qu'il rentre chez lui. Il fout un boucan du diable et finit par débarquer dans la chambre, en allumant la lumière sans hésitation. Il me voit, dit simplement "ok", éteint la lumière, ressort et ferme la porte. J'entends un gros bruit dans le salon, je file voir... Il est allongé par terre, prêt à faire sa nuit. Il est déchiré comme pas possible, je ne l'ai jamais vu dans cet état en 5 ans. J'essaye de lui parler et de le convaincre d'aller se coucher dans son lit (malgré son odeur horrible d'alcool), pas moyen de le faire bouger. Je lui demande chez qui il est allé après le bar, histoire de lui faire garder conscience. "Je sais paaaas" "Chuuuut". Ok. Je retourne au lit... Je me rendors à 8h40. Pour me lever à 9h10 et aller bosser. Mon cours se passe bien, je reviens vers 16h chez mon copain qui vient tout juste de se réveiller. On discute, on mate un film. J'essaye de le motiver à ressortir ce soir. "Pas moyen, j'suis encore déchiré, j'me sens pas bien".

J'invite le pote de la veille à repasser la soirée au même bar avec 2 autres potes. Le pote de la veille appelle mon copain... et parvient très facilement à le motiver à venir. Quelques minutes après être arrivé, on est tous autour d'une table à passer du bon temps, à boire de la bière et à discuter. Et là, il lâche un "Faudra que je m'excuse auprès de Mathilde quand je la reverrai, j'étais tellement déchiré que j'ai essayé de l'embrasser".

Ah. Génial. De une, l'excuse du "j'étais trop déchiré DONC"... c'est trop facile. je bous. De deux, les excuses,c 'est plutôt à moi qu'il faudrait les présenter ? Et en plus de ça, il balance l'info comme une fleur, de  l'autre bout de la table avec 4 personnes à nos côtés. Ben oui, c'est bien plus pratique pour que je ne puisse pas lui passer un savon. Je prends sur moi, je vais voir d'autres gens et l'alcool me fait assez vite penser à autre chose. La soirée s'éternise, On va dans un autre bar, puis chez un pote, puis chez moi, puis au marché, puis dans 2 bars du marché. On finit par se séparer, il est 13h. On se réveille chez moi à 18h, complètement retournés. On émerge, on s'habille et on part chez lui pour la soirée. On mate une série avec un pote et on finit par aller se coucher.

Et là, pendant que j'essayais de m'endormir, je me souviens. Je me souviens de cette phrase lâchée comme si de rien n'était entre deux conversations. Et ça me bouffe. Les questions se bousculent dans ma tête. Quand ? Pourquoi ? Comment ? Je suis partie à 2h quand le bar fermait, ça a pu s'éterniser jusqu'à 3h maximum. En gros, en 1h il a continué de discuter avec les filles que l'on avait rencontrées avant que je parte et a essayé de rouler une galoche à l'une d'elles. Comme ça. Et le "essayé" de l'embrasser me laisser confuse. Il n'a pas réussi mais pour quelle raison ? Est-ce qu'il s'est rendu compte tout seul qu'il faisait une connerie ? Est-ce qu'il s'est soudainement souvenu que j'existais ? Ou bien est-ce qu'il s'est tout simplement pris un râteau parce que la fille en question qui, elle, se souvenait de moi, se souvenait que j'étais avec lui et qui a beaucoup plus de jugeote que lui pour savoir que c'est une connerie de se laisser faire ? Et si elle l'avait laissé faire ? Je serai officiellement cocue ? L'aurait-il bécotée toute la soirée puis essayé de trouver un petit coin tranquille pour la fourrer ? Tellement de plans surgissent dans ma tête. Est-ce que je dois prendre contact avec elle pour avoir la vraie version ou est-ce que je dois lui faire confiance à lui, quand il "me" dit qu'il a juste essayé ?

Ca me rend dingue. J'ai fini par m'endormir, après l'avoir progressivement repoussé de mon corps pour pouvoir respirer. Sauf que quand je me suis réveillée ce matin à 9h, je ne pensais qu'à ça. J'ai ruminé pendant des heures pour finalement me résoudre à jouer à un jeu vidéo pour me défouler un peu. Ca n'est pas un moyen très efficace, je vous l'avoue. J'ai fini par lâcher à 13h, pour aller me brûler la peau sous la douche. Je savais qu'il allait revenir, qu'il allait rentrer du travail. Je redoutais la confrontation. Parce que je savais qu'il fallait que j'en parle ou ça allait me bouffer. Il est arrivé, est entré dans la salle de bains pour m'embrasser, je l'ai simplement ignoré. Après 30 minutes de douche et 30 minutes assise en serviette sur le siège des toilettes, à réfléchir, à trembler comme une feuille, tétanisée par la peur, submergée par la colère, à la limite du dégoût, j'ai fini par m'habiller. Au moment où je m'apprêtais à sortir, il frappe à la porte, l'ouvre et je lui passe devant, ne me sentant pas prête à l'embrasser. Je file en cuisine pour me préparer à manger, il m'assène de questions pour savoir pourquoi je fais la gueule. Les pleurs finissent par venir, les reproches aussi et la colère me saisit tellement que mon corps entier et ma voix tremblent. "Qu'est-ce qui ne va pas, explique moi". "Demande à Mathilde plutôt, elle sera sûrement ravie de t'expliquer". "Mais je te l'ai dit que j'avais fait le con en essayant de l'embrasser" "NAN, tu l'as dit à la tablée, pas à MOI. Moi, j'ai droit de l'apprendre en même temps que les autres alors que je pense quand même être la plus concernée, putain". Les mots ont tellement de mal à sortir que je me retourne pour qu'il ne me voit pas pleurer. Il finit par retourner s'asseoir à son bureau, pour mater ses vidéos de merde. Je termine mon repas, fais mon sac et quitte l'appartement sans dire au revoir ni me retourner. Je passe une heure dans ma voiture, sur le parking. A pleurer, à écouter de la musique. Les larmes me collent les paupières, j'attends que tout ça se tasse pour être apte à prendre le volant. La vision floue n'est pas vraiment propice à la conduite. Je rentre chez moi à 17h, les larmes ne s'arrêtent jamais vraiment de couler.  Et pas seulement à cause de ça.

Tout ce qui foire dans ma vie me prend à la gorge.  Si seulement on pouvait voir l'avenir, ça m'arrangerait. Je me suis lancée en micro-entreprise il y a bientôt 6 mois, avec des espoirs pleins la tête, vraiment motivée et positive quant à mon avenir. Je me sentais vraiment reboostée, j'avais enfin un projet de carrière, un qui me plaisait vraiment et qui me donnait envie de me lever le matin. Et puis les semaines ont passé, le compte bancaire a baissé, l'estime de soi aussi. Les nombreux mails restés sans réponse ont eu raison de ma motivation et de mon enthousiasme. J'ai tellement peu d'argent que lorsqu'on sort, je ne paye jamais rien. Même pas de temps en temps. Je passe pour une radine, une laissé pour compte, une mendiante, la kassos du groupe. Mais chaque centime dépensé est soigneusement compté, j'anticipe mes frais des mois à l'avance sur un fichier excel pour savoir précisément quand je serai à découvert. Pour savoir quand il faudra que je rende mon appart parce que je serai incapable de le payer... L'Etat n'aide pas à la chose non plus. J'ai des allocations chômage qui ont l'air de baisser tous les mois, même si je ne déclare aucun chiffre d'affaire. Et la CAF a baissé d'office mes APL quand j'ai signalé mon nouveau statut. Même sans chiffre... En gros, pour survivre, il faudrait que j'arrête mes forfaits internet et téléphone, que je supprime mon assurance habitation, mon assurance voiture, celle de ma carte bancaire, et que j'arrête de rembourser ma voiture à mon père. Et que je vive dans un appartement vide. Ce que je touche des organismes paye à peine tout ça. Du coup, je donne des cours d'anglais et de français. Pas suffisamment régulièrement pour m'en sortir pour autant. Et en plus de ça, je perds l'argent que je gagne. Histoire de rajouter encore plus de larmes et histoire que je me dise que je suis vraiment une merde. Le petit billet dûment gagner qui tombe malencontreusement du sac... Oups.

J'en viens même à me dire que si mon copain a essayé d'embrasser quelqu'un d'autre que moi, c'est que c'est de ma faute. Pourquoi resterait-il avec moi ? J'ai pas de taf, pas d'agent, tous mes projets sont au conditionnel. J'ai envie de sorties, de festivals, de road trips à travers la France, de voyages en Islande... Mais je freine tout ça. Dépendre financièrement des gens qui m'entourent pour garder le moral, ça me bouffe. J'ai une confiance minable en moi, j'ai vraiment l'impression d'être une merde sans nom, et une déception de taille pour mon père. Je le vois de moins en moins... Pourquoi ? Parce que qu'est-ce que j'irai lui raconter ? "Rien ne change, j'ai toujours pas trouvé de taf, je pense que je vais encore me faire larguer et je suis au fond du trou" .

Si je me retrouve sans copain, sans argent, que je ne peux pas sortir de chez moi pour rencontrer des gens, que je n'ai pas de travail, pas de raison de me lever le matin, pas de projet pour lequel j'ai une véritable passion, à quoi bon ?  Qu'est-ce qui va me donner envie de continuer ? Vivre une vie de misère ? Une vie pour laquelle il faudrait se battre en vain ? Je creuserai ma propre tombe. Je vendrai mes biens un par un, je finirai par rendre mon appart pour vivre dans ma voiture, je devrai me séparer de tous ces souvenirs auxquels je tiens tant... Et je tournerai toujours en rond. Je serai toujours à me demander ce que je vais faire de ma vie, ce qui me botte, ce pour quoi je suis douée. Mais là, je ne suis bonne à rien. Je vais finir par bosser chez McDo pour une paye de misère, juste pour suivre et me passer cette envie de me foutre en l'air. Mais à vrai dire, si, après toutes ces années d'études, je ne finis à bosser chez McDo, je pense que j'aurai vraiment envie de me foutre en l'air. Une vie entière gâchée. Une vie qui avait tellement de potentiel. Je suis pas conne, en fait. Je me considère même comme quelqu'un d'intelligent. Mais ramper devant les gens pour qu'ils me filent du travail alors que j'ai bosser pendant des années pour avoir un bagage d'étude, ça me fout la gerbe. Et même les jobs bidons, "alimentaires", auxquels je postule, j'en suis recalée. Parce qu'il y a déjà des gens qualifiés qui l'ont demandé, ce poste. Qui voudrait d'une fille de 29 ans qui n'a d'expérience qu'avec les gamins (que je ne peux plus voir en peinture) et la restauration ?

Saturation. Je ne suis qu"une merde.
On peut rembobiner notre vie ?

Dimanche 22 avril 2018 à 23:49

Décidément, ce mois est plein de sagesse.

Après avoir écrit mes derniers articles, j'ai continué à cogiter pas mal, à pleurer, à crier, à ne pas savoir par où aller. La formation que j'ai faite n'a clairement servi à rien :  toutes les entreprises m'envoient bouler pour manque d'expérience et ça me gonfle sérieusement... Alors que faire ? Un taf alimentaire qui ne me plaît pas ? A vrai dire, en y réfléchissant bien, même le métier auquel je devais accéder grâce à cette formation ne m'emballait pas plus que ça... 

Coincée dans une vie où je tourne en rond, et où je continue à recevoir des leçons de mon père parce qu'à 29 ans, je n'ai quasiment pas cotisé à la retraite, que je n'ai pas acheté de maison ou d'appartement, que je ne suis pas mariée et que je n'ai pas en projet d'avoir des enfants. 


Et puis, je me suis posé une question simple : qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce qui pourrait me motiver à travailler chaque matin ? Mes études initiales : la traduction. Oui, mais les agences m'avaient recalées parce que je n'avais pas fini le Master. Du coup, à 24 ans, j'avais abandonné très vite. Je venais tout juste de quitter le milieu scolaire et avait vraiment très peur de travailler. Me lancer en freelance ? Encore moins ! Je doutais beaucoup trop de moi-même, de mes capacités alors, démarcher les clients pour  trouver de travail, c'était hors de question. Je n'aurais jamais été capable de me lancer là-dedans. Donc j'ai choisi la facilité.

Sauf que maintenant, je regrette de ne pas avoir suivi cette voie...Parce que les langues, c'est toute ma vie. Il n'y a pas un jour depuis que j'ai quitté la fac où je n'ai pas pratiqué l'anglais. J'en avais besoin et j'en ai toujours besoin.

Il y a quelques mois, en plein pendant mes recherches de travail dans le transport, j'ai postulé chez Hermès, la boîte sous-traitante de Netflix chargée de la traduction de leurs médias.Et j'attendais tellement leur réponse, j'avais tellement envie d'être prise. Même là, j'ai commencé à me rendre compte que j'avais raté quelque chose en changeant de voix il y a 5 ans. Et que j'avais terriblement envie d'y retourner.

Mais par où commencer ?

Postuler dans des agences auraient mené à la même conclusion qu'avant. Et puis bosser dans un bureau, ça me rebute pas mal... Je me penche alors sur la question de l'auto-entreprise. Je ne suis plus la même qu'il y a 5 ans, cette option est clairement envisageable. Aujourd'hui, j'ai conscience de mes capacités et j'en doute beaucoup moins qu'avant. En parallèle de mes recherches de boulot, j'ai commencé à donner des cours d'anglais et de français à des adolescents en difficulté. Et ça porte ses fruits, je vois bien que je suis compétente et que mes connaissances en langues sont solides. (Mais je ne veux pas devenir prof) Leur niveau s'est clairement amélioré.

Donc la traduction freelance. Visiblement, si je me mets à mon compte, je conserve l'intégralité de mes allocations chômage (même si elles sont foutrement faibles) donc je ne serai pas livrée à moi-même. Je sais que je vais beaucoup en chier les premiers mois -si j'avais su, j'aurais commencé bien avant- mais c'est possible. J'ai lu des témoignages, parlé avec des traducteurs en activité qui m'ont donné des conseils...

Je suis reboostée. Pour la première fois depuis longtemps, je sais ce que je veux faire. Après 5 ans dans le monde du travail à faire de la merde. C'est risqué, certes, mais si je veux vraiment que ça marche, il n'y a pas de raison que ça tombe à l'eau. J'ai les capacités, j'ai la motivation et -bientôt- suffisamment d'informations pour me lancer. Après, bien sûr, c'est un autre monde... Mais l'administratif ne me fait pas peur et, vu mon caractère, c'est une évidence que bosser seule est exactement le mode de travail qu'il me faut.


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Dans les prochains mois, même si j'ai fini sous un pont, j'essaierai de trouver une connexion wifi décente pour vous tenir au jus :)

Mercredi 28 mars 2018 à 0:05

Putain ça y est, j'ai eu une révélation.
Je sais enfin ce qui m'énerve le plus chez mon copain :
Son esprit de contradiction.

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Nan, nan, pas le genre mignon, genre j'te contredis de temps en temps pour qu'on ait un petit débat ou une conversation passionnée et hypra intéressante. Le genre, je te contredis TOUT LE TEMPS, pour TOUT et RIEN, pour de la MERDE. Je vous jure, c'est usant. Très fatigant psychologiquement. Finalement, le pire, c'est que ça t'effrite petit à petit le peu de confiance en toi que tu possèdes... Tu finis par te remettre en question parce que tu ne t'es pas encore rendu compte qu'il est comme ça. Ca m'a franchement enlevé un poids quand je m'en suis aperçue. Reste à trouver la solution au problème. 

J'ai tilté à ma soirée d'anniversaire, vendredi soir. Monsieur m'offre mon cadeau, je l'ouvre, je suis contente, je l'embrasse et passe au suivant. Il s'agit d'un baudrier d'escalade, il m'avait exprès demandé mon tour de taille et mon tour de cuisses la semaine dernière. Il insiste pour que je l'essaye maintenant, devant ma famille... Je le fais donc et rapidement, je me rends compte qu'il n'est pas à ma taille : le tour de taille, c'est bien joli mais un baudrier, ça s'enfile par en-dessous et du coup, il faut aussi qu'il passe autour des fesses. Ben ouais, sauf que j'ai de grosses fesses donc ça ne passe pas. Je suis sur le point d'arrêter le massacre tout de suite, avant que ça devienne gênant pour tout le monde. Il insiste encore, "mais si, si, c'est ta taille ! ". Je lui explique qu'il ne faut pas prendre en compte que le tour de taille, il ne m'écoute pas et "m'aide" à enfiler le maudit baudrier... Il finit par arriver à ma taille, après 2 bonnes minutes de lutte. Super. Je suis rouge écarlate, j'ai tous les yeux rivés sur moi. Gros malaise. Allez, dans l'autre sens maintenant. Tout le monde décide de discuter dans son coin pour ne pas m'embarrasser plus. Sauf lui, qui me regarde, mort de rire.

Une fois débarrassée, je file, énervée, me fumer une clope en cuisine. Les yeux bouillonnant de rage, je tourne en rond en espérant qu'il revienne pas à la charge. Je prends un peu l'air à la fenêtre, ce n'est pas la première fois qu'il me met dans cet état à me coller la honte devant des amis ou de la famille. Et là, je me rends compte : il voulait simplement prouver qu'il ne s'était pas trompé. Je lui avais pourtant dit de ne pas prendre en dessous du S, ou ça ne m'irait pas... Mais  "la grille indique ça donc c'est forcément bon, elle a forcément tort". Je ne sais pas pourquoi mais souvent, il à l'air de partir du principe que j'ai tort.

Plus d'une fois ça m'a soulée qu'il insiste autant dans son argumentation devant notre entourage. Comme s'il était primordial qu'il montre qui domine entre nous deux dans notre couple. Du coup, j'ai essayé plusieurs techniques pour tenter de solutionner le problème :

1 ) Discuter. Arf. Je doit être tombée sur le mec le plus bizarre de la terre... Selon lui, il ne doit pas y avoir de dialogue dans un couple, pas sur le couple en question en tout cas. S'il y a besoin de dialoguer, c'est que quelque chose ne nous convient pas et qu'on veut que l'autre change. Si l'autre doit changer pour sa moitié, il ne sera plus lui-même après. Et l'important dans la vie, c'est d'être soi-même et de faire ce que l'on veut, pas de se plier aux volontés de l'autre. 
Un couple doit marcher tel quel, sans que personne ne fasse d'effort. Si ça ne marche pas, c'est juste qu'ils ne sont pas faits pour être ensemble. Donc dialoguer ne sert à rien, juste "à le soûler et à lui prendre la tête" parce qu'il n'a aucunement l'intention de changer ce qu'il est. S'il y a un truc qui ne va pas, c'est que le couple ne fonctionne plus et qu'il faut se séparer, pas dialoguer. Point. Surtout pas essayer de rentre l'autre heureux en trouvant un compromis.

2) Lui tenir tête. Tout ce qu'on arrive à faire, c'est gueuler comme des porcs et balancer des "arguments" sans queue ni tête.

3) L'ignorer. Là non plus, ce n'est pas une bonne solution. A moi, ça me fait un bien fou pourtant ! Je stresse beaucoup moins dans mes discussions :) Quand il me gave, je me lève tranquillement et je change simplement de pièce. En soirée, j'essaye d'être le moins possible à côté de lui ou il trouvera encore quelque chose à dire pour me contredire. Sauf qu'il pense que je fais la gueule. Du coup, ça l'énerve et il a une de ces autres réactions qui m'énervent tant (En l'occurence là : partir de chez moi pendant la soirée pour rentrer chez lui, tout en envoyant bouler tout le monde).


Bon bah je crois que c'est tout pour mon défoulement ce soir. De toute façon, j'ai perdu le fil, j'ai commencé à reparler de tout ça à mes amis il y a quelques heures déjà, après avoir commencé la rédaction de cet article :)

Lundi 26 mars 2018 à 16:59

Je suis vidée.

Mon week-end est passé trop vite. Et c'était mon anniversaire. Mes 29 ans.

Ce n'est pas mon âge qui me fait bader. Tous les lundis, c'est pareil : je pense à mon couple, je pense à ma vie. A là où j'en suis : je n'avance à rien. J'ai pas de taf et mon copain me prend la tête pour de la merde.

C'est surtout quand tu parles à certaines personnes une seule fois par an (pour te faire souhaiter ton anniversaire), que tu te rends compte que t'avances pas : tu remontes légèrement l'écran et tu revois la dernière conversation échangée...

"Je suis en formation pour... blabla"

ET MAINTENANT ?


Bah j'ai fini la formation il y a presque un an et je cherche TOUJOURS un putain de taf. Du coup, en attendant, je perds ce que j'ai acquis depuis juin dernier... Et du coup, les gens ont sûrement encore moins envie de me prendre...  "Vous manquez d'expérience". "Vous habitez trop loin". Nan mais sans déconner, j'ai ENCORE passé (et réussi) un diplôme qui n'va me servir à rien ?! Super.

Déjà que de base, je ne sais pas trop quoi faire de ma peau mais là, c'est le pompon. Je fais quoi si je trouve rien dans ce domaine là, je retourne à faire mon ancien taf que je détestais et qui était sous-payé ? Mais merde, j'ai fait exprès de passer ce diplôme pour avoir un salaire décent en ayant un nombre d'heures de travail normal, c'est pas pour taffer 35h et aller bosser chez McDo. GOUVERNEMENT DE MERDE.

Je suis en train de "survivre" avec les pauvres sous que me verse Pôpôle : 75% de mon ancien salaire de merde qui était à mi-temps. Ouais, 600 balles par mois (+200 d'APL). Essayez de vivre sans serrer les fesses avec un petit 800 balles par mois en ayant déjà le loyer qui pompe plus de la moitié. Moi je m'en fous, je veux bien les faire les kilomètres pour aller bosser. Mais visiblement, ça emmerde les employeurs de débourser des frais d'essence alors qu'ils peuvent avoir quelqu'un plus près et payer moins. Bah ouais.

Du coup, il me reste quoi comme choix ? Donner des cours d'anglais et de français à côté et surtout ne pas les déclarer ou Pôle-Emploi les retirera (avec bonus bien sûr, si tu gagnes 80 balles dans un mois, on t'en retire 150) de tes allocations. GOUVERNEMENT DE MERDE.

Tous les lundis, c'est pareil. Je bade parce que je ne trouve pas de taf. Je pleure parce que je n'avance à rien. 

En sortant du lycée, quand j'imaginais ce que serait ma vie à 29 ans, je n'imaginais sûrement pas ça. Je me voyais déjà faire un taf que j'aime, bien payé et épanouissant. Pas cherchant encore ma voie à tâton et regarder jalousement les gens autour de moi faire un travail qui leur plait...  Mais merde ! J'ai pas évolué depuis 10 ans ! Toujours aussi paumée, toujours pas suffisamment confiante en moi pour vivre ma vie comme je l'entends. Mes sources de revenu, c'est à base de jeux à gratter et de vieux matos électronique revendus au rabais pour pouvoir manger correctement ce mois-ci...


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Et mon copain qui remet une couche de malaise par dessus. Je voudrais justement UNE complication à la fois putain !

Ok, je galère niveau professionnel -et ça va surement durer jusqu'à ce que je vive sous un pont- mais pas la peine qu'il se rajoute en tant qu'élément parasite ! C'est pas compliqué de me lâcher la grappe en soirée ? Pourquoi ? Parce qu'il faut toujours qu'il me contredise pour des trucs à la con alors que je parle avec quelqu'un... et qu'il a généralement tort. 

Du coup, je me barre dans mon coin pour décompresser de son attitude plus que lourde et je me résous à l'éviter autant que possible le reste de la soirée (Parce que je sais pertinemment que si j'essaye de lui en parler, il prendra la mouche et piquera un scandale alors que tout le monde kiffe sa teuf). Sauf que bien sûr, c'est trop beau pour que ça se passe comme je l'entends. II revient sans cesse à la charge, recommence encore à couper les conversations pour me contredire et fait comme si ce n'était pas grave. Il finit par remarquer que j'essaye de l'éviter et du coup.... il pique un scandale.

Ah lala. Ce bon vieux serpent qui se mord la queue...

Le pire, c'est que son scandale, c'est de se barrer de chez moi alors que la plupart des gens sont encore là. Il rentre chez lui, tranquillement, parce que "on est trop chiants". Tout ça pour aller se coucher direct en rentrant. Nan mais la blague. Encore mieux : quand je le rejoins le lendemain de la soirée, il ose me faire la gueule. 

(AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !)

C'est quand même un comble, c'est lui qui m'emmerde et c'est qui lui fait la gueule.
TUEZ MOI BORDEL !

#RasLeFion



Mercredi 27 juillet 2016 à 22:14


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Certaines choses me faisaient hésiter, d'autres carrément flipper.
Avec le temps, je me suis dit que, finalement, ta vision des choses me plaisait aussi...

Je n'ai pas spécialement envie d'avoir des enfants. Si ça n'arrive pas,tant pis, je remplirai ma vie de joies différentes,peut-être beaucoup plus folles, immature jusqu'à mes 50 ans. (Et je finirai seule avec mes 3 chats jusqu'à ma mort).

Je n'ai plus non plus envie de partager mon chez moi avec quelqu'un d'autre. J'ai besoin de mon espace, qui ne se limiterait pas à une simple pièce, j'ai besoin d'un lieu où je pourrais laisser voguer mon imagination et mes envies.. D'un lieu qui me ressemble et que seule moi pourraismodifier si j'en ressens le besoin. 

En revanche, les discussions me manquent. Tu en es toujours là : à ne pas vouloir te livrer, te laisser aller. Boire un verre à la terrasse d'un café, se balader sur la plage main dans la main, se dorer la pilule sur la plage, faire les cons dans l'eau... Pas seul avec moi visiblement. Trop de blancs, pas assez d'envie de me parler de tout et de rien. La complicité et nos points communs nous suffisent au point de ne pas avoir à creuser, à se parler plus en profondeur ? Ce n'est pas ce que je ressens en tout cas.. Et quand j'essaye de lancer les choses, de démarrer ce qui pourrait être un moment unique de partage à deux, tu coupes court à la chose. Comme si je n'avais qu'un seul rôle, comme si tu ne voulais pas que je sois trop de choses à la fois à tes yeux.

Pourtant, il y a une chose que je semble être. Un rôle que tu sembles vouloir m'attribuer car tu ne vois pas ce personnage assez souvent pour pouvoir entrer en conflit directement avec elle : ta mère. Aujourd'hui, j'ai vraiment eu la sensation que tu rechercherais le conflit sans raison, juste par provocation. Tu ne fais jamais le ménage chez toi et là, ô miracle, tu as envie de passer le balai... mes affaires trainent, je dois les descendre à ma voiture, sauf que je ne porte qu'un t-shirt et une culotte. Et qu'il est 20h. Donc non, je n'ai pas envie de faire ça dans l'immédiat, je propose de mettre tout ça en hauteur, pour qu'il n'y ait pas de gêne. Et ça ne va pas. Il faut que ça soit fait là, maintenant, MAINTENANT, TOUT DE SUITE.... Excuse-moi de ne pas avoir envie d'exposer ma poitrine à tes voisins, de ne pas avoir envie d'enfiler dix mille fringues pour une pauvre caisse que je peux déplacer le lendemain, une fois motivée. 

 

Et voilà, monsieur a pris la mouche. "Tu ne veux pas ranger ? Très bien, je ne vais pas faire les courses". Bon, j'accepte le boudin, je fais à manger avec ce qu'il y a, puisque de toute façon, les courses n'étaient pas pour moi principalement. Malgré sa mauvaise foi, je lui fait quand même à manger à lui aussi. Je dîne. Il passe un coup de fil pour se faire livrer chez lui... "Donc en gros, j'ai perdu mon temps à te faire à manger pour rien ?" "Ah non, mais j'en veux pas." Mais bien sûr. Je sais pertinemment qu'il adore les croque-monsieurs et là, il veut me faire croire qu'il a envie de manger autre chose. Non non, c'est juste pour montrer qu'il boude, pour montrer que c'est lui qui décide de ce qu'on fait chez lui et personne d'autre.

Vous la voyez bien l'envie de confrontation là, non ?

Mais c'est clair que je dois être envahissante, toute la journée, assise dans le canapé à jouer sur mon pc, à lui préparer des chocolats chauds, à ranger son appart et à lui faire à manger... Je lui rends service à longueur de temps, certes sans qu'il demande rien... et puis en même temps, si je le fais c'est que j'en ai envien, mais peut-être que mon erreur est là, peut-être devrais-je arrêter de lui faire plaisir, de lui permettre d'avoir moins de choses à faire chez lui... C'est pas faute de lui demander, si ça le dérange que je reste, puisqu'on est en vacances tous les deux. Mais cette andouille dit non, donc ça doit quand même un peu l'arranger que je reste...



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Amour, serait-ce un jeu d'enfants à crier tout le temps?


La dernière fois qu'il m'a fait la gueule, ça a duré presque deux jours entiers, où on était l'un a côté de l'autre. Moi, tentant de briser la glace, lui ignorant totalement ma présence, me rendant presque coupable de l'avoir envoyé boulé après qu'il ait critiqué mon travail (pourri, certes, mais c'est à moi d'en juger, pas à lui de m'enfoncer).


Ignorer son ou sa partenaire à une soirée où on est entourés d'amis, ce n'est pas la meilleure des idées. Surtout quand tous les amis en question voient bien qu'il y a quelque chose d'anormal. Alors les gens posent des questions, tentent de me réconforter... Parce que je vais vous le dire, ce qu'ont ressent lorsqu'on est pendant plusieurs heures dans la même pièce que l'être aimé, qu'on a envie d'aller vers lui mais qu'il ne nous adresse même pas une parole, même pas un regard, qu'on a envie de rire avec lui, de le prendre dans nos bras, de l'embrasser. C'est bien simple. On a la sensation de s'être fait largué.. On se sent invisible, on a envie de rien. Nos amis sont là mais on arrive même pas à rire avec eux, même si on en a envie. Constamment la boule au ventre, l'envie d'expirer un grand coup, de crier, de pleurer, de s'enfoncer la tête dans les coussins...

A vrai dire, je l'ai fait, je ne pouvais pas faire autrement. Je me suis isolée une bonne demie-heure dans la chambre d'un ami pour pleurer, et me blottir la tête dans sa couette. Ca m'a fait un bien fou mais la sensation était toujours là. De toute façon, ça ne risquait pas de s'améliorer sans un geste de sa part. Il est même venu sans moi à cette soirée. Et il est reparti sans moi aussi, assez tôt finalement. Il n'est pas resté dormir, comme on le fait d'habitude. Il est parti et ça m'a rendue folle. Tellement folle que j'ai pris le volant ivre et que j'ai conduit 45 minutes pour rentrer chez lui et m'expliquer (Pas de pierre s'il vous plait, j'en suis déjà assez peu fière...surtout que ce n'est pas dans mes habitudes). Tout ça pour que je le trouve déjà endormi, puis agressif au réveil... Puis tellement heureux de me voir qu'il a préféré aller dormir sur son propre canapé plutôt que de dormir avec moi. Ironie, of course. 

La suite a été tout aussi atroce à vivre. Après une nuit de 12h, il sort de sa chambre (oui, parce quand je me suis réveillée, il est retourné dans son lit) et ne m'adresse pas un mot. Au bout de deux heures, je lui envoie un message sur son ordinateur (alors qu'il est à deux mètres de moi...) pour savoir quand est-ce qu'on allait enfin mettre cartes sur table. Il se retourne et me dit "Ok, bah vas-y". Comme si c'était moi qui devait m'expliquer sur mon "Putain mais ta gueule" après qu'il m'ait dit "Trouve toi un travail où tu taffes vraiment et on en reparle" (Bac +4 d'anglais, chaud de trouver du taf dans ce que je veux, je me suis tournée vers du baby-sitting/ménage pour mettre des sous de côté.. ce qui fût un échec cuisant).

Bref, des cris, des larmes (de ma part, forcément). 30 minutes plus tard, je propose une série. Non. Un film. Non. Un jeu. Mouais. Va pour un jeu. On se marre à 4 pendant 2h et une fois tout ça terminé, le rituel recommence. Pas de bisou, pas de câlin, pas de regard, pas de parole. 

Des nerfs d'acier, j'vous dis.

Bon, ça fait beaucoup trop longtemps que je déballe mes histoires (qui sont, finalement, beaucoup trop régulières à mon goût) alors je vous lâche le fin mot du truc si vous êtes suspendus à mes mots tels une petite vieille devant un épisode de Plus Belle La Vie : ça s'est résolu dans le lit (non, pas comme vous croyez^^) par un "je peux avoir un câlin" de ma part suivi d'un "oui" (ôôôôôô) et d'un "je peux avoir un bisou aussi ?" -de ma part toujours- suivi d'un "oui" (reôôôô).


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Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce mec me rend heureuse. Pas en tout point, forcément, mais il a énormément de bon côtés tout de même. J'aimerais juste que tous ces moments de complicité, de bonheur... je ne sois pas la seule à m'en souvenir.... Comme de la discussion profonde (pour une fois !) qu'on a eu devant un feu de plage lors de nos vacances, où l'on partageait nos visions de la vie et où il s'est rendu compte (comme si c'était un scoop...) qu'on se correspondait plutôt pas mal.. sauf qu'en lui en reparlant le lendemain, POUF, oubliée ! Merci l'alcool... Ce souvenir ne sera qu'à moi à tu jamais, youpi !

Je me sens si bien dans ses bras.. et il me fait tellement rire. Avec ses blagues pourries, avec son rire, avec ses mimiques d'enfant heureux..

J'aimerais tellement que ça dure, dure dure... mais lui, en a-t-il réellement envie... ?


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