J'ai besoin que tu me parles. 
Que tu me dises ce que tu as sur le coeur, ce qui se passe dans ta tête.

Parce que tu ne me dis jamais rien. En tout cas pas à moi. 

Je n'ose même pas lancer des sujets où tu pourrais te laisser aller. Simplement parce que je connais d'avance ta réaction. Sur la défensive.
"Mais pourquoi tu me demandes ça ?!" "Tu veux me prendre la tête ou quoi ?". 

Le week-end dernier a été assez intense. Mais c'était le jour et la nuit  : on est sortis samedi pour m'acheter mes rollers d'anniversaire. Arrivés au magasin, tu as sans doute cru qu'il était intelligent de me montrer immédiatement le modèle que ton ex avait. Le soir même, tu remets une couche en mentionnant la lettre d'elle que tu avais reçu cette semaine.. Sans entrer dans les détails bien sûr.Au final, à part lui, personne n'avait aucune idée de ce qu'il y avait dedans.

Ce week-end n'a pas été triste non plus : on est sortis vendredi. D'abord, au supermarché du coin, pour faire les réserves, où tu as trouvé bon de mentionner ton ex, qui n'était pas fan des hamburgers non plus. Puis chez un pote. Une petite soirée tranquille à quatre, où on a bien rigolé. Sauf que tu as été lourd avec moi toute la soirée. Sans raison. Une légère envie de me contredire sans arrêt. Pour faire court, tu m'as gonflé. Du coup, une fois rentrés chez toi avec un de nos potes, je n'avais plus envie de boire ni même de rester avec vous. J'ai jugé bon de m'isoler et de vous laisser tranquille. Ne pas te dire que tu me tapais sur les nerfs, pour ne pas t'énerver. Une fois installée dans le lit, d'humeur pas très joyeuse, je commence à naviguer un peu sur internet. Et là, la musique démarre dans le salon. La toute première chanson qu'il choisit est "la dolce vita" de Zazie. Bien joué.  Une chanson qui lui fait indubitablement penser à son ex. A la base c'était dans le sens "c'est fini entre nous et c'est très bien comme ça, il faut qu'on s'oublie" mais à force de l'entendre, surtout en priorité, je finis par me dire que c'est pas regret. Je pleure en silence. Tu viens ensuite me voir dans la chambre, après avoir entendu que moi aussi, j'écoutais de la musique (pour couvrir la tienne) et que je ne dors pas.Tu ne comprends pas pourquoi je reste seule, je finis par lui dire que je n'ai pas envie d'être avec eux. Il insiste pour savoir pourquoi. 

"Tu m'énerves donc je reste là. J'ai préféré ne pas le dire pour que tu ne t'énerves pas et que tu m'accuses encore de te chercher des poux". Sauf que justement, ça t'a énervé que je ne te le dises pas. Tu as tout de suite remis le sujet de la confiance sur le tapis, en me disant que je n'étais pas honnête avec toi. Une baffe de plus dans la gueule. Je suis à fleur de peau, il repart de la chambre, je pleure. Encore et encore.


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Le lendemain, ça va mieux. On passe une soirée géniale dans un bar cubain, on discute pas mal, on rigole. Et on rentre. La suite est tout aussi kiffante. Jusqu'à ce que je commence à demander à aller manger. Entre 7h et 11h, j'ai bien du mentionné 5 fois le fait que j'avais vraiment très faim. A 11h on finit enfin par décoller. Rendu au marché, on commande notre bouffe et Monsieur a l'intelligence de dire à son pote que ca pourrait être drôle de me faire croire que j'ai pris du poids. Je me doute de la vanne, et surtout que l'idée ne vient pas du pote, je vois mon copain plié en deux, je reste donc de marbre. Il en conclus que je crois à ce qu'on me dit et que je suis vexée.

Le crêpier nous demande si on mange maintenant ou s'il emballe. Nos réponses divergent. Je voulais qu'on fasse un tour tous les trois, pour une fois qu'on sort. Monsieur a soit disant envie de rentrer. On embarque nos provisions, on se met en route et il décide que finalement, ça pourrait être drôle d'aller voir les témoins de Jéhovah. Ils ont déliré dessus pendant toute la soirée, sans que j'en comprenne l'intérêt une seule seconde. 
Ils vont donc tous les deux les voir, j'attends sagement qu'ils finissent pour qu'on puisse manger ensemble. Sauf qu'au bout d'un quart d'heure, ils sont toujours là, les trollant, et que j'ai toujours autant la dalle. Je commence à manger. J'ai le temps de finir mes deux galettes. 
15 minutes plus tard, j'attends toujours. Je suis invisible Je lui prends ses clés d'appart et je rentre, énervée. 

Je me pose devant le pc, les attendant encore une fois pour pouvoir leur ouvrir, avec une très grande envie d'aller me coucher. Mais je dois attendre. 30 minutes plus tard, ils finissent par débarquer. "Tu aurais du rester, c'était trop drôle". Je ne vois pas en quoi puisqu'ils sont restés sérieux pendant tout leur entretien. Et que, concrètement, leur délire ne me faisait pas rire. Il continue de me charier, pas de la façon la plus délicate qui soit. Je sature, je vais me coucher.

On se réveille a 19h, on passe un moment très tendre. J'aimerais que ça ne s'arrête jamais. On mate des vidéos, on tripe tous les deux, on rigole beaucoup.On se lève, on mate un film, on commence à s'emporter sur le canapé et on finit pas faire l'amour. On s'endort.On se réveille, Je l'embrasse, je veux recommencer. Il ne réagit pas. Voyant qu'il reste de marbre, je finis pas m'arrêter. 1 minute plus tard, il se lève et va s'asseoir dans le salon.Sans un bisou, ni un regard.  Tout ce que j'ai gagné c'est d'être frustrée et pleine de questions : C'est quoi l'histoire ? Je m'y prends mal ? Il ne parle jamais. Ni de ses sentiments, ni de ses envies, ni de ses fantasmes.

Je vois bien le truc venir. Comme avec son ex, il finira par voir un problème entre nous, ne pas m'en parler et attendre de voir si ça s'arrange tout seul. Tout ça pour que, finalement, non, les choses restent pareilles et qu'il me largue parce que la routine nous a gagnés.